Novartis s’affaiblit après la publication des résultats

Zurich (AWP) – L’action Novartis affichait un niveau plus bas mardi après la publication des résultats trimestriels. Les chiffres présentés remplissent pourtant les attentes du marché. L’abaissement des objectifs financiers pour l’ensemble de l’exercice 2007 n’a lui aussi causé aucune surprise.
Le problème réside plutôt dans les détails: aucune information n’a été donnée sur l’état de la procédure d’homologation de Galvus aux USA, ni sur le litige de brevets sur Glivec/Gleevec en Inde. Quant au médicament pour le traitement de la leucémie Tasigna, le marché a pris connaissance que la FDA veut prolonger la procédure d’autorisation de trois mois, afin de pouvoir examiner des paramètres supplémentaires.
A 11h15, Novartis reculait de 0,5% à 65,95 CHF, cependant que le SMI concédait 0,56%.
La majorité des analystes parlent d’un «bon résultat» ou de «chiffres trimestriels légèrement meilleurs que prévu». Novartis a du digérer plusieurs déceptions durant le premier semestre, notamment l’interruption surprise de la commercialisation du Zelnorm et l’apparition sur le marché plus tôt que prévu d’un produit générique concurrent du Lotrel.
Les analystes n’ont guère été surpris par la nouvelle que Novartis avait revu légèrement à la baisse ses objectifs financiers pour 2007. Ils constatent, en revanche, des lacunes d’information sur l’évolution future des marges du secteur Pharma.
Rahn & Bodmer, par exemple, s’attend à une baisse significative de la marge du secteur pharmaceutique. Celle-ci est déjà tombée à 29,5% (ajustée) au deuxième trimestre, malgré la concurrence encore limitée des produits génériques concurrents du Lotrel et du Lamisil. La banque estime qu’une chute de la marge pharma nettement au-dessous de 29% au troisième et au quatrième trimestre constituerait une hypothèse «tout à fait vraisemblable».
Cheuvreux s’explique l’amélioration de l’EPS par la cote fiscale très basse au deuxième trimestre. Novartis a ainsi su profiter de l’intégration de Chiron au sein du groupe, qui n’est ainsi plus soumise à un régime fiscal imputable aux filiales externes. Pour Rahn & Bodmer, il n’est pas encore certain que la cote fiscale basse pourra réellement encore être maintenue.
L’intention de Novartis d’attribuer les fonds issus de désinvestissements à des réduction du capital a été une nouvelle bien accueillie par les analystes. Une telle démarche serait raisonnable, compte tenu des déboires causés par le retrait du marché du Zelnorm et de la concurrence du Lotrel, déclare une grande banque.
Des efforts doivent encore être accomplis dans le domaine des génériques de Sandoz, estime Helvea. Cette division dégage encore des marges qui ne peuvent pas être comparées à celle de ses concurrents. En outre, ses charges pour la recherche et le développement de 20% constituent le taux le plus élevé du secteur.
Les dépenses élevées en recherche et développement ainsi que les charges de marketing du secteur Pharma sont vues d’un bon œil. Novartis est ainsi à même de forcer l’introduction de nouveaux produits et de compenser la perte de chiffre d’affaires qui pourrait intervenir pour le Lotrel et le Zelnorm , commente la BCZ/ZKB.
En résumé, les résultats présentés par Novartis correspondent aux attentes du marché. Il reste cependant encore certaines questions en suspens au sujet de l’évolution future des affaires.
