La Belgique innove avec le paiement par SMS sécurisé

Dans ce qui est décrit comme une “première mondiale”, la société belge Banksys a annoncé, mardi 20 mars, que les utilisateurs de téléphone portable (GSM) belges pourront bientôt régler des transactions financières grâce à un SMS sécurisé envoyé au commerçant.
Si de tels systèmes existent déjà dans plusieurs pays anglo-saxons, le service de paiement mis en place par Banksys devrait fournir davantage de sécurité à l’utilisateur et de garanties au commerçant. “Aucun autre pays n’a développé de système équivalent [qui] concilie la souplesse d’un GSM et la sécurité d’un paiement bancaire sécurisé”, déclare l’administrateur délégué de la société belge, Vincent Roland.
Actuellement en période d’essai, le service de paiement par SMS devrait être opérationnel sur le territoire belge à partir du 15 mai. Il bénéficiera de la norme de sécurité m-banxafe, installée sur les cartes SIM des GSM, et tout détenteur d’un compte courant et d’un téléphone portable pourra s’inscrire gratuitement.
Un développement possible en France ?
Concrètement, le commerçant souhaitant encaisser de l’argent devra en faire la demande par SMS au client, qui confirmera sa volonté de régler grâce à un code secret. Enfin, le client et le commerçant recevront chacun un message de confirmation de la transaction. Vu le coût de celle-ci, facturée 25 centimes d’euro pour le client et 49 centimes pour le commerçant, le paiement par SMS proposé par Banksys n’est envisagé que pour des paiements supérieurs à 6 euros.
Si les systèmes de paiement par SMS actuellement en vigueur couvrent essentiellement des transactions comme le règlement d’un ticket de parking, la cible visée par Banksys inclue les “plombiers, électriciens, chauffeurs de taxi ou livreurs à domicile”, tout ceux qui, comme le dit Vincent Roland, “n’ont pas de terminaux de paiement, soit parce qu’ils réalisent peu de transactions, soit parce qu’ils sont toujours en déplacement”. Si les 9,5 millions de Belges possédant un téléphone portable adhèrent au service, Banksys et sa maison-mère, le groupe français Atos, envisagent “des développements au Royaume-Uni, en France ou en Italie”.
