Saturday, September 30 2006

Fin du séquençage du génome du cerveau de la souris

Classification: Sciences @ 05:33:10
Souris

WASHINGTON (AFP) – L’Institut Paul Allen a achevé le séquençage du génome du cerveau de la souris ouvrant la possibilité de percer les mystères de nombreuses maladies neurologiques affectant des millions de personnes, a annoncé mardi ce centre privé de recherche fondé par le co-fondateur de Microsoft.

Cette carte du cerveau du rongeur en trois dimensions détaillant plus de 21.000 gènes au niveau cellulaire offre aux scientifiques des données jusqu’à présent inaccessibles.

Dans la mesure où plus de 90% des gènes humains sont similaires à ceux de la souris, cet atlas devrait permettre de mieux comprendre le mécanisme de pathologies aujourd’hui incurables comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, l’épilepsie, la schizophrénie, l’autisme et l’accoutumance aux drogues, précise un communiqué de l’Allen Institute of Brains Science.

Environ 26% des Américains adultes, soit près de 58 millions de personnes, souffrent d’une maladie mentale, selon cet institut.

“Ce projet est une union sans précédent de la neurosciences et de la génomique”, a déclaré Paul Allen qui a donné 100 millions de dollars pour aider à la création de cet institut en 2003 dont le principal objectif était de faire le séquençage du génome du cerveau de la souris.

Cette carte génétique dont l’accès est libre à tous les chercheurs, a déjà permis de faire plusieurs découvertes importantes, a affirmé l’Institut Allen.

Elle a ainsi révélé que 80% des gènes sont actifs dans le cerveau, soit une proportion nettement plus élevée que les 60 à 70% estimés jusqu’à présent.

Ce séquençage a aussi montré la localisation des gènes liés à des fonctions cérébrales spécifiques éclairant les neurologues sur les zones d’activité du cerveau.

“C’est une énorme mine d’informations qui soudainement permet des niveaux d’analyses beaucoup plus avancés”, s’est félicité Catherine Dulac, professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l’université Harvard (Massachusetts, est).

Le prochain projet de l’Institut Allen va consister à établir un atlas interactif numérique en trois dimensions des gènes du néocortex humain.

Il s’agit de la partie la plus élaborée et la plus récente de l’écorce cérébrale, siège des pensées et des émotions.
Pour ce faire les chercheurs utiliseront des cerveaux provenant de cadavres ainsi que de tissus retirés lors d’interventions chirurgicales.




RSS 2.0







Comments are closed.